Au SIRHA, une table d’hôtes très animée !

Photo de SIRHA 2015C’est l’événement incontournable pour tout cuisinier, gastronome ou professionnel de la restauration – et bien entendu pour tout Lyonnais : le SIRHA. Cette année, j’ai eu l’occasion de découvrir ce salon et de le vivre « de l’intérieur », grâce à une mission pour Electrolux Professionnel. Un salon immense, très animé et qui montre l’importance et la variété de la filière restauration dans l’économie.
Electrolux retournait au Sirha après des années d’absence et voulait marquer son retour par une proposition originale. Nous avons donc conçu et organisé un programme de rencontres autour de la table d’hôtes d’Electrolux, pour aborder différentes thématiques professionnelles, avec le point de vue de professionnels de tout le secteur : chefs de restaurants gastronomiques ou de cuisines collectives, investisseurs, bureaux d’études, formateurs, fournisseurs de la filière, managers d’équipe … Nous avons parlé organisation du travail, mobilisation des équipes, formation des cuisiniers de demain, investissement, service … Bien entendu, les questions de développement durable en restauration ont trouvé leur place dans ce programme. Nombreux sont les professionnels soucieux de la qualité et de la pérennité de leurs approvisionnements, de leur impact environnemental, de leur rôle dans l’amélioration des pratiques globales, de leur responsabilité en tant qu’employeur. Didier Girard, le responsable de la cuisine de l’hôpital du Mans a partagé  son action de solidarité et de lutte contre le gaspillage, déjà présentée ici. François Pasteau, chef de l’Epi Dupin, est un adepte de la pêche durable et un des restaurateurs à l’origine de la collecte des bio-déchets à Paris. Hermance Carro, restauratrice à Fayence, a détaillé son organisation pour atteindre son objectif de zéro-déchets. Nous avons également parlé économies d’eau et d’énergie avec des bureaux d’études, des installateurs de matériel. La restauration est un métier passionnant mais difficile, les questions de santé au travail sont de plus en plus prises en compte. Notons là que les industriels sont très actifs dans ce domaine en proposant des matériels bien plus ergonomiques, plus faciles à utiliser et en traquant les gestes inutiles à l’occasion de formations. La technologie est dans ce cas un véritable allié d’une restauration durable. François Cruaud, chef et formateur, nous a expliqué que les nouvelles techniques de cuisson (de nuit, à basse température …) permettent de réduire fortement les pertes de « matière ». Avec une cuisson traditionnelle, un rôti par exemple perd 20 à 30% de son poids. Aujourd’hui, cette perte est limitée à 5%. Quand on le traduit en euros, le gain est énorme. Nous avons aussi abordé les questions d’insertion des personnes handicapées dans la restauration, avec le témoignage du grand chef Clément Marot et la présentation de l’Assiette Gourm’Hand.

Travailler dans ce secteur était pour moi une première, et j’ai été emballée par la diversité des situations, la convivialité des échanges et des intervenants, et surtout par l’innovation, le dynamisme et le mouvement que la restauration porte au quotidien.

Image et son

ADF web TV

Je crois bien que c’est ma 1ère télé ! Certes une web TV mais quand même ! Ca s’est passé pendant le Congrès de l’ADF (association dentaire française), avec le secrétaire général adjoint en charge de la démarche DD, Julien Laupie. Nous avons présenté les objectifs de la démarche, les principaux outils développés, les enjeux et les motivations des chirurgiens-dentistes et ouvert des pistes pour la suite. C’est en fait une présentation assez complète du travail que nous faisons avec l’ADF depuis quelques années, même si l’exercice n’est pas toujours évident. Le secteur dentaire est dynamique, en mouvement et le fait qu’il s’occupe de façon volontariste de DD est très enthousiasmant.

Pour voir l’interview c’est ici : http://live.adfcongres.com/replay_2014.html, rubrique « le congrès, DD »

Un peu de lecture

Enfin ! Le long article co-écrit avec Marie-Christine Burnier, ma « marraine » et ma bonne fée pour le développement durable à l’hôpital a été publié dans le dernier numéro de Techniques Hospitalières. La revue de la Fédération hospitalière de France, qui a toujours beaucoup oeuvré pour sensibiliser et faire connaitre les initiatives, consacre un important dossier à ce thème. Dans cet article, nous balayons les enjeux de la RSE et du DD dans le secteur hospitalier et nous mettons en avant des établissements dynamiques, innovants, enthousiastes qui changent le cours des choses. Je suis très fière d’avoir collaboré à ce dossier !

En lecture libre ici et ici 747

 

Lien

Arthur-en-piedVoici Arthur, le chirurgien-dentiste éco-responsable, héros de la toute nouvelle web série de l’Association Dentaire Française. Cinq films d’animation ont été réalisés pour montrer qu’il est possible de faire coïncider ses convictions avec les pratiques professionnelles. En diffusant les films sur les réseaux sociaux avec une stratégie médiatique de visibilité, l’ADF cible également les patients et le grand public en général, pour montrer que la profession est – comme sur le terrain de la qualité et de la formation professionnelle – innovante et anticipatrice. La série intitulée « Tooth responsables ! », signifie bien que le développement durable en cabinet dentaire peut s’envisager avec légèreté, humour et efficacité ! Cette série a été réalisée en collaboration avec l’agence Disko et vient compléter notre accompagnement global de l’ADF. Deux films sont déjà sortis, les 3 autres seront diffusés d’ici au Congrès annuel, sur lequel nous animerons un espace RSE.

Film 1 : Les bons gestes

Film 2 : Le développement durable, ça se mesure

Un grand coup de vert chez les dentistes !

France 5 dentisteSouvent c’est comme ça. On a l’impression que les projets patinent, que ce qu’on raconte n’a pas beaucoup d’effet et on remet sur l’établi 100 fois son ouvrage. Et un jour ça y est, la mécanique se met en marche et ça avance. C’est l’impression que me donne l’Association Dentaire Française, que nous accompagnons depuis 3 ans et qui aujourd’hui met tout en oeuvre pour faire connaitre le travail et la réflexion engagés pour rendre l’exercice professionnel plus responsable. C’est donc à une accélération de la communication que nous assistons, et je suis ravie que l’ADF valorise son engagement et les actions dans les cabinets dentaires.
Ca se passe sur tweeter, pendant toute la semaine du développement durable : @adfasso
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Ca se passe aussi sur France 5, dans le Magazine de la santé, avec un reportage tourné dans le cabinet d’un dentiste éco-responsable qui met en oeuvre les conseils pratiques que l’on retrouve dans le guide de l’ADF.
Voir le reportage du Magazine de la Santé, c’est ici édition du 31 mars, allez directement à 9mn23.

Couv guide ADF 2013

 

Avec Care Insight. Création graphique : Graphéine.

Do it yourself, le « DD débrouille »

SDD - Affiche 40x60

Une nouvelle semaine du développement durable organisée à Noisy-le-Grand, sur le thème cette fois-ci du Do it yourself. L’idée est de donner aux habitants des astuces, tuyaux et informations pour qu’ils soient plus acteurs dans leur manière de consommer, moins dépendants de l’offre et parfois aussi plus malins. Tout ça dans une ambiance festive, conviviale, bon enfant. Pour bien faire comprendre que face aux difficultés vécues par de très nombreuses familles, des habitudes éco-responsables sont une des réponses à la crise et aussi que développement durable ne rime pas avec austérité et privation, mais plutôt avec créativité, convivialité et partage !

 

Création par Isabelle Michel.

Le Baromètre dans la presse

Bon c’est assez rare pour être souligné, l’article paru aujourd’hui dans DirectHopital est à la fois tout à fait fidèle à ce que j’ai pu dire au journaliste et bien clair sur les objectifs du Baromètre du développement durable en établissement de santé.

Le texte est ici.

DirectHopital est un site d’info pour les managers hospitaliers, du groupe APM News.

Baromètre Hôpital Durable, l’âge de raison

Hopital durableNouveau nom, nouveau logo, nouvelle interface, nouvelles questions, nouveau site internet … le Baromètre Hôpital durable fait peau neuve pour sa 7ème édition. Ce qui ne change pas, c’est l’esprit et l’objectif. Cette étude permet de faire le point, tous les ans, sur la perception et la prise en compte du développement durable dans le secteur de la santé. Cette étude est unique à plusieurs titres : elle est proposée à tous les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux. Quel que soit leur taille, leur statut, leur activité, ils reçoivent tous une invitation à répondre. C’est, à ma connaissance, la seule à avoir un spectre aussi large qui recouvre tout le champ du secteur santé-autonomie. Deuxième particularité, elle est gratuite pour les participants, ce qui n’est pas le cas d’autres enquêtes.

On voit bien pour les organisateurs (fédérations hospitalières, ministères du DD et de la santé) l’intérêt de cette étude : savoir où se situe ce secteur par rapport à des enjeux majeurs, pour proposer, ensuite, des accompagnements, formations, aides méthodologiques, et accélérer la transition environnementale et sociale. Par sa dimension sociale (plus de 1,2 millions de personnels dans le secteur public uniquement), sa dimension économique (18 milliards d’euros d’achats en 2013) ou son poids environnemental (11% des consommations énergétiques du secteur tertiaire, + 700 millions de m2 de bâti …), le secteur de la santé a un effet de levier considérable dans ce mouvement. L’aider à être plus performant a des conséquences importantes. Sans compter l’effet d’entrainement et d’exemplarité de ces structures qui sont souvent des pôles d’excellence et d’innovation.

Mais quel est l’intérêt, pour un CHU ou une petite maison de retraite de répondre à la petite centaine de questions de ce baromètre ? Depuis 7 ans que je coordonne et suis cette étude pour le compte de PG Promotion, j’ai pu recueillir les avis et positions des participants. Ce questionnaire a avant tout été conçu comme un outil de pilotage pour les établissements. Et nombreux sont ceux qui reconnaissent que le fait de leur poser ces questions les amène à s’interroger sur leur fonctionnement et à mettre en lumière des sujets qui ne sont pas forcément d’actualité. D’année en année, ils répondent au baromètre et visualisent ainsi leur évolution. Le baromètre leur sert d’outil de suivi de leur politique DD. Et les nouvelles questions que nous introduisons tous les ans, pour coller à l’évolution des problématiques, leur permettent d’enrichir et d’élargir leurs propres démarches.
Autre intérêt : se positionner. Il n’y a jamais eu dans ce programme d’évaluation ni de notation. C’est une démarche volontaire, qui repose sur la garantie que les réponses ne seront pas utilisées au détriment des établissements. Les résultats ne sont pas transmis, ni vendus, à des prestataires de service, bureaux d’études ou autorités de santé. En revanche, il est intéressant pour les hôpitaux, maisons de retraite et autres, c’est d’observer ce qui se passe dans le secteur, comment les thématiques évoluent, comment les établissements, dans leur ensemble, gèrent telle ou telle question … Et cette année, le service rendu aux répondants sera fortement amélioré. Une fiche « votre profil DD » sera remise à chaque participant. Elle alertera l’établissement sur des situations critiques au regard de la réglementation, elle encouragera des actions qui vont dans le bon sens et valorisera les initiatives remarquables. Ce profil sera établi en fonction des réponses à une vingtaine de questions considérées comme clés.

Et bien sûr, le baromètre Hôpital durable est un formidable outil de partage d’expériences et de bonnes pratiques. A travers les réponses des établissements, nous identifions des équipes et des structures qui innovent, qui revisitent leur organisation et leur fonctionnement pour en améliorer l’impact. Je suis régulièrement bluffée par la qualité, l’exigence, la pugnacité de ceux qui, parfois contre vents et marées, imaginent et font vivre « l’hôpital durable ».

La 7ème édition du baromètre est ouverte depuis quelques jours, sur le site www.hopitaldurable.com

 

Noisy 2.0 : Opération séduction

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Dans cette période où l’ambiance générale est morose, négative et peu enthousiasmante, les messages que la ville de Noisy-le-Grand envoie à ses habitants et partenaires font figure d’exception. De la confiance, de l’enthousiasme, de l’optimisme et – n’ayons pas peur des mots – de l’AMOUR. Oui, de l’amour. Que ce soit à travers la carte de vœux du maire, le magazine municipal et d’autres supports, la ville invite à la bonne humeur et incite les habitants à dire pourquoi ils aiment leur ville. Elle leur donne la parole, en reprenant les codes du célébrissime I love NY.

Les réseaux sociaux et supports numériques sont largement mis à contribution, avec par exemple la page Facebook « I ❤ Noisy ».

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L’opération autour de la Une du 200e numéro du magazine est tout aussi intéressante. La ville propose au public de réaliser sa propre une du journal, avec un dispositif simple et un retour garanti. A voir ici

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J’ai passé plusieurs années dans l’agence Saatchi&Saatchi où le maitre mot est de créer et de développer les « Love mark », selon le principe que le lien affectif qui existe entre une marque et ses consommateurs est le plus fort et le plus apte à assurer son développement. Noisy-le-Grand cherche à devenir une « Love mark », à l’approche des municipales on peut le comprendre. Cette démarche repose aussi sur un décalage d’image. Selon les enquêtes d’opinion menées tous les ans, l’immense majorité des Noiséens déclare aimer sa ville et s’y sentir bien, cependant, à l’extérieur, Noisy-le-Grand n’a pas une image aussi attractive. Cette opération interactive, participative et très joyeuse devrait contribuer à dire haut et fort l’attachement des Noiséens à leur ville.

Je n’y habite pas mais je le dis, I Love Noisy !

(PS : je ne suis pour rien dans cette campagne, je n’ai pas travaillé sur le projet) 

Professionnels de santé et DD : les dentistes sont à l’oeuvre

P1120431L’Association Dentaire Française nous a, cette année encore, confié l’animation sur le développement durable à l’occasion de son congrès annuel (qui est le plus gros événement du secteur dentaire en Europe …). Voilà donc plus de 2 ans que nous accompagnons la profession dentaire pour sensibiliser les professionnels à l’impact de leurs pratiques et les aider à améliorer certains points. Le Baromètre annuel réalisé auprès de la profession, et les nombreux échanges que nous avons eus lors du congrès, montrent que les dentistes ne sont pas déconnectés des sujets sociétaux et qu’ils sont conscients que certains comportements sont loin d’être idéaux. La question de l’usage unique est bien évidemment primordiale, tout comme l’utilisation du mercure, sans parler du coût des traitements et de l’accès aux soins pour tous … Dans ce secteur, comme dans de nombreux autres, l’implication et la participation de l’amont de la filière est crucial. La responsabilité des fournisseurs de produits et matériels dentaires est centrale, notamment pour arrêter la spirale du sur-emballage, de l’usage unique à tort et à travers, du conditionnement unitaire etc. Les déclarations des industriels, et certains positionnements marketing, vont dans le sens d’une collaboration avec l’ADF pour trouver des alternatives, mais dans les faits le travail reste à faire.

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Il n’empêche, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Nous avons eu spontanément sur notre espace DD la visite de fabricants de produits dentaires qui offrent des solutions plus éco-responsables. C’est nouveau et c’est un bon signe. Autre facteur d’encouragement, les échanges très actifs et très argumentés avec les praticiens à l’occasion de la rencontre « Comment rendre notre exercice plus vert ? ». Scandalisés par l’obsolescence programmée à 2 ans de certaines brosses à dents électriques, certains sont allés sur le stand du fabricant à l’issue de la rencontre pour l’engager à changer son offre. Le début d’une nouvelle collaboration ?
Au chapitre institutionnel, le Ministère du développement durable est venu visiter le congrès et rencontrer les dirigeants de l’ADF, avant de finaliser la convention qui sera bientôt signée avec le Ministère de la santé.

Un beau et bon congrès !

La création des supports de communication est réalisée avec Graphéine : fresques représentant un cabinet dentaire, messages sur les bons gestes, panneau d’information, livret « le DD en cabinet dentaire ».

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